Langue arabe et langue berbère: quelle complémentarité ?
Résumé
L’idée de complémentarité entre langue arabe et langue berbère évoque-t-elle une coexistence pacifique, ou permet-elle d’imaginer une véritable solidarité entre les deux langues ? Certes l’histoire est longue de ce qui est souvent présenté comme une confrontation.
L’évolution récente de la politique linguistique y montre à l’oeuvre non seulement des intérêts socio-politiques divergents, mais aussi des mythes et des fantasmes. Fondamentalement bien ciblée sur une restauration de la langue écrite, cette politique s’est égarée sur un objectif de monolinguisme étroit excluant le français, mais aussi un jacobinisme désuet ne reconnaissant pas leur place aux langues parlées régionales, arabes et berbères1. La reconnaissance récente du pluralisme, d’une certaine liberté d’expression, la naissance d’un Haut Commissariat à l’Amazighité2, et, d’une façon plus globale, la relative autonomisation de la sphère audio-éducative des contraintes politiques, permettent d’espérer pour les années qui viennent l’émergence d’une perception plus réaliste et plus hardie de la question. C’est pour y contribuer que ces réflexions aborderont les mythes et fantasmes qui s’y apportent, la question de l’oral et de l’écrit qui les sous-tend, et les aspects linguistiques de cette complémentarité.
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ISSN 2170-113X / E-ISSN 2602-6449

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