La traduction littéraire et la résistance à la théorisation traductologique.

- Ismail Mellouki

Résumé


En parcourant les plus grandes théories de traduction, on se rend compte que celles-ci sont applicables, dans la plupart des cas, aux textes pragmatiques hormis la théorie interprétative qui semble être valable pour toutes sortes de textes puisqu’elle consiste à déverbaliser le texte et à n’en garder que le sens pour le reformuler par la suite. Mais là aussi se pose un autre problème: comment prétend-on déceler le « vouloir-dire » de l’auteur si l’œuvre littéraire donne à plusieurs interprétations, si le sujet intéresse peu le traducteur, ou si ce dernier n’arrive pas à s’imprégner de la pensée de l’auteur. Cela dit, l’activité traduisante dans le champ littéraire pourrait dépendre du tout au tout du traducteur. Il ne s’agit guère d’imposer au traducteur une méthodologie qu’il devra appliquer au pied de la lettre, vu que cela se produit de manière presque intuitive, certes raisonnée mais sous-jacente de toutes les expériences accumulées du traducteur, de ses principes et convictions ainsi que de son savoir-faire. De ce fait, la traduction littéraire se déclare unique et ne repose nullement sur une théorie bien précise, mais bel et bien sur la nature de la relation que le traducteur entretient avec son projet de traduction.


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