L’esthétique du délire dans Un été de cendres d’Abdelkader Djemai

- Bouazza Merahia

Résumé


Cet article est axé sur l’étude de l’espace dans Un été de cendres d’Abdelkader Djemai, pour faire ressortir son incidence sur l’écriture de la violence des années 1990. Un cadre spatio-temporel des plus insoutenables indique une chaleur atroce et un cagibi lui servant à la fois d’un lieu de travail et de domicile réduit à un lit de camp. Sachant que l’espace est un agent de la fiction, tout comme les personnages et le temps, nous voudrions, dans ce travail, donner à cet élément constitutif de la fiction sa part du fait qu’il participe à la mise à nu de cette violence et de sa condamnation. Pour ce faire, nous nous proposons de voir comment l’espace façonne-t-il l’écriture ? Quelle est son incidence sur l’écriture de la violence dans Un été de cendres ? Car le narrateur contraint par les abus d’une bureaucratie aveugle se réfugie dans un espace clos, en se donnant à des calculs stériles et un délire sans pareil ; forgeant ainsi une esthétique au service d’une époque des plus incommensurables.

 

 


Texte intégral :

PDF

Renvois

  • Il n'y a présentement aucun renvoi.


Creative Commons License
Cette oeuvre est protégée sous licence CC Attribution-Pas d’Utilisation Commerciale-Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 Licence Internationale.