Assia Djebar ou l’art de tisser la phrase: Une caravelle, ses ailes déployées, titillantes, vers le processus de création avec empátheia – herméneutique de l’amour

Leonor MERINO GARCIA

Résumé


Chez Assia Djebar, le temps n’a pas réussi à effacer le scintillement de son inteligence, la revêrie dans son regard, mais gardant – quelque part de ses lèvres – la réserve sur l’argument de son sourire, le blanc de son utopie, peut-être...

Son écriture, l’unique façon possible de rélation avec le monde: l’histoire des femmes et la fiction s’entrelacent, “sa” biographie – marquetée d’Histoire – , où le récit traverse le moi et le nous.

Son énergie, tirer de l’oubli celles qui sont injustement oubliées (les jeunes femmes arabes ont des reserves insoupçonnées de romanesque; trop brutalement lancées contre l'homme, elles ne retrouvent que rarement leur innocence blessée. Et leurs époux ne connaîtront jamais leur visage exalté de l'adolescence. Seulement le regard sec, à peine émouvant, des bêtes soumises, des faibles).


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Références


-Assia Djebar, Ces voix qui m'assiègent… En marge de ma francophonie, Paris, Albin Michel, 1999, p. 80.

-Ibid., p. 49.

-Assia Djebar, Les Impatients, Paris, René Julliard, 1958, p. 110.

-Assia Djebar, Les enfants du nouveau monde, Paris, René Julliard, 1962. p. 135.

-Assia Djebar, Disparition de la langue française, Paris, Albin Michel, 2003, p. 143.

-Assia Djebar, Les Nuits de Strasbourg, Arles, Actes Sud, 1997, pp. 47, 61.

-Assia Djebar, Ombre sultane, Paris, Albin Michel, 2006, p. 214.

-Siham Benchekroun, “Être une femme, être marocaine, écrire”, Le récit féminin au Maroc, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005, p. 23.

-Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent … En marge de ma francophonie, cit., p. 82.

-“Idiome de l’exil et langue de l’irréductibilité” : des mots pronnoncés par Assia Djebar, lors de la réception du Prix de la Paix de l’année 2000, décerné par les Éditeurs et Libraires allemands.

-Assia Djebar, « Discours de Francfort », Friedenspreis des Deutschen Buehhandels 2000 Assia Djebar, Frankfurt am Main im Verlag, Börsenverein.

-Gilles Deleuze, « Avant Propos », Critique et Clinique, Paris, Minuit, 1993, p. 9.

-Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent, cit., p. 72.

-Ibid., p. 112.

-Ibid., pp. 48-49.

-Assia Djebar, L’Amour, la fantasia, Paris, Lattès, 1985. Voir sa Troisième Partie.

-Roland Barthes, Œuvres complètes, Paris, Le Seuil, 1993, tome 1, p. 147.

-Ces voix qui m’assiègent, cit., p. 80.

-Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, Paris, Fayard, 2007, p. 364.

-Abdelkébir Khatibi, Valerio Adami, Jacques Derrida, en effet, Al Manar, Neuilly-sur-Seine, 2007, p. 44.

-Sa mère descend des Beni Menaceur dont les ancêtres dirigèrent la résistance contre la conquête française pendant le XIXème siècle : son aïeux Mohamed Ben Aïssa el-Berkani, khalifa de l’Émir Abdelkader, et son arrière-grand-père maternel Malek Sahraoui el-Berkani, tué le 2 août 1871, après avoir pris la tête d’une rébellion contre cette occupation.

-Assia Djebar, L’Amour, la fantasia, cit., p. 142.

-Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, cit., p. 381.

-Mes mots dans l’Introduction de ma traduction du beau texte de Rachid Boudejedra (Cinq fragments du dessert) : Cinco fragmentos del desierto, Huerga & Fierro Editores, Madrid, 2005.

-Assia Djebar, Ces voix qui m'assiègent, cit., p. 49.

-Assia Djebar, « Écrire dans la langue de l’autre pour une quête d’identité » in Identité, Culture et Changement Social (Actes du Troisième Colloque de l’ARIC. Textes réunis par M. Lavallée, F. Ouellet, F. Larose), Paris, L’Harmattan, 1991, p. 29.

-Assia Djebar, L’Amour, la fantasia, cit., p. 80.

-Assia Djebar, Vaste est la prison, Paris, Albin Michel, 1995, p. 41.

-Hélène Cixous, le sexe ou la tête?, Les Cahiers du GRIF, vol., 13, nº 13, October 1976, pp. 10-11.

-Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, cit., p. 376.

-Virginia Wolf, A room of one’s one, London, The Hogarth Press, 1929. Taduite de l’anglais par Clara Malraux, Une chambre à soi, Paris, Denoël, 1977.

-Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, cit., p. 386.

-Ibid., p. 344.

-Une écrivaine audacieuse de langue arabe que j’ai étudiée, parmi d’autres, dans mon ouvrage : La mujer y el lenguaje de su cuerpo. Voces literarias del Magreb, Madrid, CantArabia, 2011.

-Assia Djebar, Loin de Médine, Paris, Albin Michel, 1991, p. 303.

-Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent, cit., p 49.

- Assia Djebar, Vaste est la prison, cit., p. 172.

Prix National de Poésie 1978, par Las rubáiyatas de Horacio Martín, B. Lumen, 1978.

- Ma traduction de ces vers : «Tomberont à nos pieds comme des oiseaux morts/notre joie et notre jeneusse/Le renoncement et les années donneront tout en ruine». Biografía. Poesía completa (1958-1984) Félix Grande, Barcelona, Anthropos, 1986, 1989, p. 367.

- Hélène Cixous, le sexe ou la tête?, cit., p. 15.

- J’ai étudié, parmi d’autres, tous ces auteurs maghrébins précités (hommes et femmes) dans mon ouvrage : La mujer y el lenguaje de su cuerpo. Voces literarias del Magreb, cit.

- Assia Djebar, «Violence de l’autobiographie», Postcolonialisme & Autobiographie, Alfred Hornung et Ernstpeter Ruhe, Amsterdam-Atlanta GA : Rodopi B.V., 1998, p. 83.

- Ibid.

- Ibid., p. 90.

- Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent, cit., p. 114.

- Ibid., p. 106.

- Assia Djebar, L’Amour, la Fantasia, cit., p. 75.

- Ibid., p. 68.

- Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent, cit., p. 72.

- Selon Amin Maalouf, réduire l’identité à une seule appartenance c’est placer les hommes : «dans une attitude partiale, sectaire, intolérante, dominatrice, quelquefois suicidaire, et les transforme bien souvent en tueurs, ou en partisans des tueurs », Les Identités meurtrières, Paris, Grasset, 1998, p. 43.

- Assia Djebar, La disparition de la langue française, Paris, Albin Michel, 2003, p. 157.

- Lise Gauvin, L’écrivain francophone à la croisée des langues. Entretiens, Paris, Karthala, 1997, chap. 1, p. 28.

- Assia Djebar, Ces voix qui m’assiègent, cit., p. 26.


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